Depuis le 11 mai, j’ai utilisé le skill /humanize dans plus de 400 sessions de travail avec mon agent IA. Et ça, c’est seulement sur mon ordinateur principal !
/humanize, c’est un skill, ou une compétence en bon français : des consignes que j’ai écrites une fois pour toutes, et que Claude Code ou Codex suivent quand j’en ai besoin.
J’en ai conçu six et en utilise un autre qui ne vient pas de moi, mais dont je ne peux me passer. Je te les présente ici.
Si tu utilises Claude, Claude Code, Codex, Cursor, GitHub Copilot ou Gemini CLI, ces skills viendront rehausser ton travail monumentalement. Dans ChatGPT, seuls les forfaits d’entreprise y ont droit.
En bref.
Un skill, c’est un dossier d’instructions que ton agent IA, comme Claude Code ou Codex, suit pour une tâche précise. Pour en installer un, le plus simple est de demander à ton agent de le faire.
Les six que j’ai écrits servent à faire écrire l’IA comme un humain, à ne pas perdre le fil d’une longue session, à faire relire un plan par une deuxième IA, à garder la documentation à jour, à préparer ma feuille de temps et à faire le ménage d’un projet.
Ils sont gratuits, sous licence MIT, sur GitHub.
Sommaire
C’est quoi un skill, et comment l’installer
Un skill, c’est un dossier avec un fichier SKILL.md dedans. Un peu comme une fiche recette que tu laisses sur le comptoir pour ton agent.
Le fichier contient des instructions, plus une courte description qui dit à l’agent quand s’en servir. Certains ont aussi des scripts.
Ton agent s’en sert tout seul quand ta demande correspond à la description. Tu peux aussi l’appeler toi-même, en tapant / suivi de son nom.
Le plus simple pour l’installer, c’est de donner l’adresse du dépôt à ton agent et de lui demander de le faire !
Codex a même un skill fait exprès pour ça. Dans Claude Code, pas besoin de redémarrer en général : il voit le nouveau skill tout de suite.
/humanize : quand le texte sent la machine
J’avais une vraie abomination pour la façon dont les IA écrivent ! Je trouvais ça moche, pas bien fait, et les tirets cadratins m’horripilaient. 😅
Je voulais concocter mes courriels, mes messages et les textes de mes sites sans avoir à retirer les tics à la main.
J’ai regardé ce qui existait sur le web : des tonnes de tics répertoriés, mais très peu pour le français.
Alors j’en ai répertorié une tonne, j’en ai condensé plusieurs, puis j’ai fait mon skill.
Aujourd’hui, /humanize compte 44 règles.
Tu veux savoir si ton texte sent ChatGPT ? Il lui donne une note sur 100, le réécrit sans toucher aux idées et liste ce qu’il a corrigé.
Il retire aussi les caractères invisibles qu’un texte généré, ou copié du web, peut traîner avec lui (oui, ça existe !).

/save-state : quand l’IA perd le fil
Tu connais la compaction ? Quand une conversation avec ton agent devient trop longue, il la résume pour pouvoir continuer.
Et le résumé perd des détails, comme la décision que tu viens de prendre ou le piège évité une heure plus tôt.
Je règle la compaction automatique à 400 000 tokens (le token, c’est l’unité avec laquelle l’IA mesure le texte), pour que l’IA n’aille pas trop loin et pour éviter les hallucinations.
Sinon, elle bouffe les tokens comme un ado devant le frigo, surtout sur mes limites d’usage quotidiennes et hebdomadaires !
/save-state fait le travail de compaction en amont. Il écrit un fichier d’état qui dit où j’en suis rendu : la tâche en cours, les décisions et leurs raisons, les pièges, les fichiers modifiés pas encore enregistrés dans git.
Comme ça, j’évite la grosse perte.
La commande /compact accepte aussi des instructions : tu peux lui dire quoi garder.
Mais ce n’est pas facile de savoir quoi garder ou enlever. /save-state me prépare la ligne toute faite, plus un message à coller pour repartir du fichier d’état.
/confront-codex : quand l’IA approuve son propre plan
J’adore les meilleurs modèles, surtout pour du code qui dépasse mes compétences ou pour la sécurité.
/confront-codex fait débattre deux IA sur un plan, avant d’écrire la première ligne de code. Si je travaille dans Claude Code, c’est Codex qui relit le plan et le critique, et l’inverse si je suis dans Codex.
Les deux échangent jusqu’à ce qu’ils s’entendent. Si le débat s’enlise, c’est moi qui décide (c’est encore moi le patron, quand même !). Le plan final atterrit dans le dossier docs/ du projet, et chaque ronde du débat est archivée.
Tu vas me dire : « Deux IA pour un seul plan, c’est pas un peu exagéré ? »
Ce à quoi je te réponds qu’à chaque fois que je le lance, il y a toujours des points manqués et des super bonnes itérations !
Par contre, je te préviens : il faut deux abonnements, assez conséquents, parce que le skill va chercher les plus gros modèles et que l’usage monte vite.

/doc-sync : quand la doc ment
L’IA a tendance à finir sa session en disant « j’ai mis à jour le README et le CLAUDE.md ». Le reste, elle l’oublie. Ça te dit quelque chose ?
En gros, elle passe le balai au milieu du salon et pousse la poussière sous le tapis. 🧹
(Le CLAUDE.md, c’est le fichier de consignes que Claude Code lit en ouvrant un projet.)
/doc-sync vérifie que toute la documentation du projet est à jour, partout. Il dresse d’abord la liste de chaque fichier de doc, puis il compare chaque affirmation avec le code réel. Il fouille en profondeur, code compris.
Sur ce blog, c’est lui qui a repéré que deux modèles de cartes, prêts depuis le 18 juillet sur mon ordinateur, n’avaient jamais été mis en ligne (eh oui, même à moi !).
/timelog : la corvée de la feuille de temps
Tu factures à l’heure, toi aussi ? Quand je travaille pour mes clients, je dois justifier mon temps.
/timelog traque tout ce qui a été fait pendant la journée : les commits (les enregistrements du code dans git), les sessions Claude Code et les sessions Codex du projet.
Il découpe la journée en blocs (une pause de plus de 15 minutes en ouvre un nouveau) et calcule les durées. Puis il pré-écrit la justification de chaque bloc, prête à coller dans Toggl.
Et rassure-toi, il ne fait que lire : rien n’est envoyé nulle part. 🛡️
/impeccable (pas le mien) : quand le design a l’air fait par une IA
Celui-là, c’est Paul Bakaus qui l’a écrit (impeccable.style), sous licence Apache 2.0.
Il réoriente l’œil de l’IA vers un design plus intéressant quand elle crée des prototypes et des interfaces. Bref, il lui donne un peu de goût !
Je ne m’en sers pas à 100 % : j’utilise beaucoup d’autres éléments, et mes propres connaissances en UX/UI (déformation professionnelle oblige).
/tidy : quand le projet déborde de vieux trucs
Ton projet déborde de vieux plans et de scripts lancés une seule fois ? /tidy, c’est le grand ménage du printemps de mes projets.
Il fait un gros nettoyage de ce qui est redondant, obsolète, vieux ou expiré, dans la documentation, et dans le code si je le lui demande.
Il commence par un rapport, puis il range catégorie par catégorie, avec mon accord à chaque étape.
Il vérifie aussi qu’aucun secret, comme un mot de passe ou une clé d’API, ne traîne dans le dépôt.
Avec /tidy –deep, il cherche aussi le code mort, celui que plus rien n’appelle.
Je m’en sers moins souvent que les autres, mais c’est un super skill !
Et si ton équipe savait vraiment s’en servir ?
Je la forme à l’IA, à tenir son site et à se protéger en ligne. Sur mesure, en direct, sans jargon.
Découvrir la formationOù les trouver
Les six sont dans mon dépôt GitHub, collectifweb/claude-skills, avec quatre autres.
Ils sont sous licence MIT : tu peux les prendre, les modifier et les partager. Sers-toi !
Ils tournent tous dans Claude Code, et les six de cet article tournent aussi dans Codex.
Et toi, quel skill tu t’es écrit ? Ou lequel te manque encore ? Dis-le-moi en commentaire.
En attendant le prochain article, je te souhaite une belle semaine, et des agents qui ne perdent pas le fil. 😉

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