Si tu fais l’école à la maison, au Québec ou en France, tu sais comme moi la charge que ça représente. Mais aussi tout le bien que ça peut faire à tes enfants.
Mon petit coco entre en 2e année (CE1). Cette rentrée, j’ai quelque chose que je n’avais pas l’an dernier : une app que j’ai bâtie moi-même, pour lui.
Ça s’appelle Caboche. Je vais te raconter le dilemme qui m’a poussé à la coder, te faire faire le tour, et te dire pourquoi je cherche sept familles pour l’essayer cet automne.
En bref.
Caboche est une application d’école à la maison et de soutien scolaire que j’ai construite pour mon fils de 7 ans : 1re à 3e année, programme du Québec, français, maths et anglais.
Chaque soir, elle prépare la feuille du lendemain au niveau réel de l’enfant ; il travaille sur papier d’abord, et l’écran sert à se débloquer et à entrer ses réponses.
Elle corrige, ajuste le niveau et tient le journal d’apprentissage. Elle fait pratiquer ; les notions restent au parent.
Elle s’ouvre cet automne, en bêta fermée et gratuite, à environ sept familles, sur caboche.ca.
Sommaire
Le dilemme du parent qui fait l’école à la maison
Le plus dur, pour moi, c’est de fournir du matériel pédagogique à mon enfant qui soit adapté à son niveau, matière par matière.
En effet, mon gars n’a pas le même niveau en français, en anglais et en maths. Très tôt, autour de 4 ans, il a appris à faire des additions, puis à 5 ans il a débuté la lecture. Par contre, en anglais… on repassera !
Tu peux avoir le meilleur guide pédagogique et un cahier d’exercices par matière : le cahier que tu fournis ne sait pas que ton enfant a de l’avance ici et du retard là. Il enchaîne la page 12 après la page 11, que ton enfant soit prêt ou pas.
C’est toi qui compenses, le soir, en choisissant, en expliquant, en corrigeant.
Et puis il y a les écrans.
Nos enfants vivent dans un monde branché, et je n’ai pas envie d’en rajouter, même pour l’école.
Mais pour un enfant de 7 ans, l’ordinateur reste une récompense. Toucher au clavier « comme papa », gagner quelques minutes de jeu après l’effort, c’est un moteur de motivation.
Comment j’en suis venu à coder une application
Chez nous, c’est majoritairement ma conjointe qui porte l’école pendant que je travaille.
Au printemps 2026, pendant plusieurs semaines, je me suis retrouvé seul avec les deux enfants. Un grand de six ans qui devait continuer d’apprendre, un emploi à temps plein, et absolument aucune voie pour faire l’école correctement.
J’étais pris dans un certain dilemme : garder mon travail ET faire l’école à la maison, sans sacrifier l’un ou l’autre.
Alors j’ai fait ce que je sais faire comme un champion : j’ai codé. Juste une petite app’ pour que le lendemain matin, une feuille soit prête sur la table.
Et c’est en l’utilisant que j’ai réalisé que cette petite app’ était vraiment intéressante. L’école en dépannage avec Caboche, c’était 40 minutes le matin, au lieu d’une heure et demie à deux heures.
Le reste de la journée, il avait ses jeux éducatifs et ses livres à portée de main, et c’était ça, son divertissement.
Ma conjointe a repris l’école depuis, et moi mon travail. Mon gars continue Caboche quand ça lui tente, avec une petite récompense en contrepartie d’un complément d’école.
Entre-temps, j’en ai parlé à quelques parents qui font l’école à la maison. Quelques-uns ont voulu l’essayer. Des outils qui allègent vraiment la journée du parent, il n’y en a pas beaucoup, et ces parents-là en cherchent.
C’est ce qui m’a décidé à pousser le développement.
J’ai passé une trentaine de journées d’avril à septembre, autour de cent heures d’activité, dont une bonne part faite par des agents IA autonomes pendant que je dormais, pour concocter une version assez complète pour le grand public.
Ce que Caboche fait, et ce qu’elle ne fait pas
Caboche n’enseigne rien, elle fait pratiquer.
Pas de fiche pédagogique, pas de leçon. Les notions, c’est le parent qui les explique, avant l’exercice ou quand ça bloque.
En gros, c’est une mise en pratique des acquis, avec un niveau qui suit l’enfant.
L’application est utile dans les cas suivants :
- pour l’école à la maison, tous les jours ou par périodes ;
- pour un enfant qui ne peut pas aller à l’école pendant un temps (une maladie, une autre situation) ;
- pour un coup de main scolaire le soir, à côté de l’école ;
- pour un parent mal pris, qui doit faire l’école demain matin et qui n’a pas trois heures à y mettre.
Ça coûte très peu de temps au parent. Et tenir comme ça un bon bout de temps, c’est soutenable, surtout si tu prends le temps d’expliquer la notion avant ou pendant que l’enfant fait son exercice.
Le tour de l’appli
L’application est configurée par défaut pour que l’enfant fasse ses exercices sur papier, et obtienne l’écran comme récompense.
Le principe est simple : la veille, le parent vérifie les exercices proposés et imprime la feuille du lendemain.
Le matin, l’enfant la remplit au crayon et laisse vide ce qu’il ne sait pas ou ce dont il n’est pas sûr.
Ensuite seulement, le parent ouvre l’ordinateur : l’enfant rentre lui-même ses réponses et s’attaque aux exercices manqués en utilisant les trois indices disponibles. L’application peut lui lire les consignes à voix haute, pratique pour un enfant qui ne lit pas encore.
Le papier, c’est moins d’écran et de la pratique d’écriture. Bref, la feuille pour réfléchir, l’écran pour se débloquer et pour rentrer son travail lui-même.

Le niveau de chaque matière suit l’enfant.
Caboche choisit les exercices du lendemain au niveau réel de l’enfant, dans chaque matière. Aucun cahier ne sait faire ça !
Ce qui est échoué revient plus tard ; quand l’enfant est prêt à monter, il passe un court test, et c’est le parent qui valide le passage de niveau.
Une séance, c’est une quinzaine d’exercices par défaut, français, maths et anglais sur la même feuille. Chez nous, j’en mets trente, autour de trente minutes, parce qu’à quinze ça passe beaucoup trop vite.
Et tu choisis le mode quand ça te tente : tout papier, papier puis écran, ou tout à l’écran (si les écrans ne te dérangent pas).

Les exercices.
Plus de 4 000 exercices, trois indices chacun. Une partie a été générée par intelligence artificielle, en amont, et une autre vient d’exercices libres de droits trouvés sur le web.
J’ai évidemment réalisé une énorme révision après mes premiers essais avec mon gars, pour sortir ce qui avait l’air propre et ne contribuait à aucun apprentissage.
Dans l’appli, ton enfant n’a affaire qu’aux exercices et aux indices, écrits d’avance ; aucune IA ne lui parle. Quand un exercice cloche, le parent le signale d’un clic, et je le corrige pour tout le monde.
Pour la suite, je veux faire réviser les exercices par de vrais enseignants, et ouvrir la porte aux parents qui veulent en proposer ou en corriger.

Le soir, côté parent.
Quand l’enfant a saisi toutes ses réponses à l’écran, il sait tout de suite ce qui est réussi et quelle était la bonne réponse. Le corrigé est également fourni au parent. Pratique si ce dernier a oublié ses règles de grammaire.
Tout ce qui doit être corrigé par le parent (genre une dictée) est réuni au même endroit, il le passe en revue d’un coup et décide.
Le temps d’écran, l’appli le compte.
La récréation.
Sa séance finie, sa récréation se débloque : plusieurs petits jeux (Memory, taquin, sudoku, Puissance 4, mots cachés, casse-brique et plus), pour le nombre de minutes que le parent fixe.
L’appli offre aussi des jeux à imprimer, des badges et des diplômes. C’est assez cool aussi.

Le journal pour le ministère (MEQ).
Si tu es déclaré au ministère, chaque séance s’inscrit au journal d’apprentissage, avec les activités libres que tu y ajoutes, une sortie, une lecture.
Au moment du suivi, tu sors un rapport classé par domaine du programme, pour la période de ton choix. C’est une base de travail, que tu adaptes avant de l’envoyer ; le document le dit lui-même, il ne constitue pas une pièce officielle.
Le projet d’apprentissage, lui, tu l’écris toi-même ; Caboche n’a pas d’outil pour ça.
Je cherche sept familles pour tester l’app !
J’ai écrit l’appli pour moi, et je veux savoir ce dont les autres familles ont besoin.
Alors cet automne, je l’ouvre à environ sept familles, en bêta-test fermé.
Voici le contrat, en clair.
L’usage de l’application est gratuit pendant la bêta, qui durera environ trois mois. Je prolongerai la gratuité aux familles qui contribuent vraiment.
Histoire de ménager tes attentes, je vise un prix modique de 14 $ par mois, plus 6 $ par enfant supplémentaire.
Ce que je demande en échange : des feedbacks, directement dans l’appli.
Ce qui manque, ce qui est de trop, ce qui te complique la vie, et ce qui t’aiderait pour vrai.
Ton enfant est en 1re, 2e ou 3e année, au Québec surtout (une famille francophone de France, ça marche aussi).
Il te faut une imprimante si tu veux du papier, sinon tout se fait à l’écran ; une tablette ou un ordinateur pour l’enfant, ton téléphone ou ton ordi pour toi.
École à la maison, ou simple soutien scolaire le soir ? Les deux sont les bienvenus.
Ça t’intéresse ? Tu demandes une invitation sur caboche.ca. Je te réponds d’ici 48 h, puis je te contacte, une famille à la fois, pour voir si ça colle.
Au-delà de sept, c’est une liste d’attente, selon ce que je peux prendre.
À ton tour
Caboche prépare, corrige, ajuste et consigne ; les notions et le reste de l’école restent au parent. Elle m’a sorti d’un mauvais pas, et je pense qu’elle peut en sortir d’autres.
Mais j’ai besoin de toi pour la finir.
Est-ce que tu fais l’école à la maison, ou tu y penses ? Ou ton enfant aurait juste besoin d’un coup de main à côté de l’école ? Dis-moi en commentaire ce qui te mange le plus de temps dans une journée ; c’est exactement ce que je veux savoir avant d’ouvrir les comptes. 👇🏼
En attendant le prochain article, je te souhaite une belle rentrée, de celles qui se font sur le coin de la table de cuisine. ☕️

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